Les Bujold / Bugeaud / Bugeauld

Le nom Bugeauld prend plusieurs formes. Les documents historiques suggèrent “Bugeaud” comme appellation exacte. Et c’est ainsi qu’il apparait sur le baptistère du premier Bugeaud venue en Acadie.  Toutefois Allain Bugeauld signe son nom, une fois nommé notaire comme “Bugeauld”.  Il faut aussi accepter que durant cette période la langue Française connait beaucoup de change avec la naissance de l’ Académie Française qui a pour but d’unifier et établir une seule langue Française dans le royaume de la France.

Aussi autant que plusieurs document historique appelle le premier Bugeaud en Amérique comme étant Pierre-Allain Bugeaud son nom tel qu’écrit sur son baptistère indique seulement sont nom comme Allain Bugeaud.  Nous ne savons pas pourquoi il prend le nom de Pierre Allain Bugeaud a sont arrivé en Amérique.

Au cours des années, le nom se transforme : Bugeaud, Bujold, Bujeau, Bugeot, Bujo, Buja, Bijeau, Bujaut, Bujeaux, Bijeaux, Buzeau, Bujud, Bigaud et Bigaut. (À noter que ces dérivés retrouvés ne sont pas les seul, mais les plus populaires).

Tous ces dérivés peuvent, dans plusieurs cas, être attribués à l’incapacité des autorités du temps d’écrire correctement les noms français.  Cette incapacité fut plus évidente lors de la dispersion des Acadiens (1755-1763). Le degré d’analphabétisme au cours de cette période n’aida pas la cause.

Le seul Bugeaud ayant émigré en Acadie nous arriva en 1690 sur le bateau “L’oranger” en partance du port de mer de “la Rochelle”.

Afin de comprendre l’immigration des familles BUJOLD et leurs nombreux déplacements en Amérique, il est nécessaire de se référer à l’histoire.

L’Acadie, comprend les régions de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, au Canada et plus spécifiquement formée des établissements établis le long des rives de la baie de Fundy (baie Françaises) et de ses anses.  Ces établissements agricoles situés dans les fertiles marais côtiers de la baie de Fundy étaient exploités par les Acadiens.Acadie1650

Pendant le règne de Henri IV (1589-1610), Pierre Dugua de Mons (v. 1560-1628) dirigea en 1604 une expédition dans la baie Française (aujourd’hui la baie de Fundy), au cours de laquelle il était accompagné de Jean de Poutrincourt et de Samuel de Champlain qui y participait en tant qu’explorateur, géographe et cartographe. C’est cette année-là (1605) que de Mons donna des noms à certains lieux : La Hève, cap Nègre, baie Sainte-Marie, cap Sable, baie Française, Port-Royal, fleuve Saint-Jean, rivière Sainte-Croix, etc.

L’Acadie était donc une frontière d’une importance cruciale pour les empires britannique et français et elle subit des attaques fréquentes. Les Acadiens étaient habituellement les premiers à souffrir dès qu’un conflit éclatait entre les deux empires. Chaque fois que la France lançait une offensive en Europe contre ses ennemis britanniques, des corsaires armés par les gouvernements locaux en Acadie partaient attaquer les colonies anglaises. Les Acadiens participaient rarement à ces escarmouches, mais c’était sur eux que la Nouvelle-Angleterre exerçait ses représailles.

Les débuts de la colonie

Pierre Dugua de Mons fonda une colonie à l’île Sainte-Croix (aujourd’hui Dochet island, située entre le Maine aux Etats Unis et le Nouveau Brunswick et administrée par le Nouveau-Brunswick et Parc Canada comme site historique Internationale), mais la moitié des hommes de son expédition (36/80) décéda du scorbut durant l’hiver. La colonie se déplaça à l’été 1605 à Port-Royal, sur la rive nord du bassin d’Annapolis (en Nouvelle Ecosse), où fut construite une « habitation » constituée de bâtiments groupés autour d’une cour centrale. En raison d’un financement insuffisant, les colons français quittèrent les lieux en 1607. Le deuxième gouverneur de l’Acadie, Jean de Poutrincourt, revint à Port-Royal en 1610 pour y établir une véritable colonie française. Le 16 mai 1613, débarquèrent à La Hève 48 colons français, qui s’installèrent un peu plus tard au sud de l’île des Monts-Déserts à un endroit désigné comme Saint-Sauveur (ville actuelle de Town of Lamoine, Maine).

À la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye en 1632, l’Acadie, le Canada, Plaisance, la Baie-d ‘Hudson et la Louisiane formaient les différentes colonies de la Nouvelle-France. En principe, chacune des administrations locales, avec à sa tête un gouverneur, était subordonnée au gouverneur général de la Nouvelle-France (en même temps gouverneur du Canada), qui résidait à Québec. En ce qui concerne l’Acadie, le gouverneur local devait non seulement rendre des comptes au roi et au ministre de la Marine, mais devait aussi dépendre de l’autorité directe du gouverneur général et de l’intendant de Québec. Certains gouverneurs généraux, tels le comte de Frontenac, considéraient l’Acadie comme leur arrière-cour et intervenaient militairement de façon régulière, souvent même sans en avertir le gouverneur de l’Acadie. C’est que, juridiquement, l’Acadie était une division administrative au même titre que Montréal et Trois-Rivières. En temps de guerre, le commandement suprême était à Québec, pas à Port-Royal, ni à Louisbourg, ni à La Nouvelle-Orléans. Mais la distance et les difficultés des communications rendaient la mainmise du gouverneur général plus aléatoire. De plus, la véritable autorité était à Versailles, non à Québec. C’est pourquoi certains gouverneurs de l’Acadie n’hésitaient pas à correspondre directement avec le ministre des Colonies et à passer outre l’étape hiérarchique de Québec. Évidemment, étant soumis ainsi à des autorités multiples, tant en France qu’au Canada, les pouvoirs du gouverneur de l’Acadie en étaient d’autant plus limités.

La création de la Compagnie des Cent-Associés par le cardinal de Richelieu en 1627, durant le règne de Louis XIII, avait signifié le retour de la France en Amérique du Nord, notamment en Acadie. En 1631, le gouverneur Charles de Saint-Étienne de la Tour avait construit un fort au Cap-Sable et un autre à Saint-Jean (fort La Tour).

Charles de La Tour épousa une Indienne micmac ; plusieurs de ses compagnons firent de même. Les Métis, nés de Charles de La Tour et de ses compagnons d’aventure allaient former des familles de « sang-mêlé ». Ils deviendront plus tard des alliés naturels des premières familles françaises qui s’établiront en Acadie qui allait rester française, sans interruption, jusqu’en 1654, soit durant vingt-deux ans.

Le nouveau gouverneur de l’Acadie, Isaac de Razilly, arriva à La Hève le 8 septembre 1632. Il avait choisi ce petit port situé sur la côte est de la péninsule pour y établir son quartier général et en faire la capitale de l’Acadie. On y construisit un fort (Sainte-Marie-de-Grâce), des maisons, un magasin, une chapelle pour les capucins et d’autres bâtiments à l’intention des familles et des ouvriers. Razilly avait amené avec lui de 12 à 15 familles originaires de l’ouest de la France.

À son arrivée en Acadie, le gouverneur de Razilly était accompagné d’un explorateur et marchand du nom de Nicolas Denys (1603-1686), originaire de La Rochelle mais né à Tours.

En 1653, Nicolas Denys obtint la concession de pêche de l’île Saint-Jean. En fait, Nicolas Denys avait obtenu la concession de toutes les terres, îles et régions du littoral continental, comprenant un territoire qui s’étendait depuis le Cap-des-Rosiers, sur la côte de Gaspé, en passant par toute l’Acadie continentale, l’île Saint-Jean, l’île Royale, jusqu’aux îles de la Madeleine. Il s’agissait d’un territoire maritime immense, dont seul un roi pouvait en principe revendiquer l’équivalent en Europe.

La propriété de Nicolas Denys équivalait à la totalité du littoral atlantique français, rien de moins. Tous les sites de pêche du golfe Saint-Laurent lui revenaient en exclusivité, mais il était tenu d’y implanter des établissements permanents et d’y amener des colons,
ce qui fut pratiquement un échec.

Après un séjour de quarante ans en Nouvelle-France, Nicolas Denys retourna en France pour publier en 1672 le résultat de ses observations en terre d’Amérique sous le titre de “Description géographique et historique des côtes de l’Amérique septentrionale, avec l’histoire naturelle de ce païs (Pays)”, un livre qu’il avait écrit à Nipisiguit (Bathurst, baie des Chaleurs en Acadie). Cet ouvrage demeure encore aujourd’hui l’un des plus précieux documents du XVIe siècle sur l’Acadie et la Nouvelle-France. Autrement dit, Nicolas Denys doit sa célébrité à son livre (publié en deux tomes), dont la valeur historique est considérable, plutôt qu’à son rôle comme explorateur ou entrepreneur.

L’administration bipartite se poursuivait en Acadie, sous l’autorité de la Compagnie de la Nouvelle-France. D’Aulnay commandait Port-Royal et La Hève, alors que La Tour commandait le cap de Sable et le fleuve Saint-Jean. Chacun touchait la moitié de la traite et avait un droit de contrôle sur l’autre. Ce système ne pouvait qu’engendrer des conflits d’intérêts. D’Aulnay déclencha en 1640 une politique de confrontations violentes et coûteuses contre son rival Charles de La Tour.

Le peuplement initial en Acadie se limitait essentiellement à trois régions : Port-Royal dans la baie Française, Beaubassin (1670) dans l’isthme de Chignectou et Les Mines (1682) au fond de la baie Française dans le bassin des Mines. À partir de ces régions, de nombreux autres villages furent fondés.

Persécution en France

Les huguenots étaient protestants français dont la plupart finalement venu à suivre les enseignements de Jean Calvin, et qui, en raison de la persécution religieuse, ont été contraints de fuir la France.

La Réforme protestante a commencé par Martin Luther en Allemagne à propos de 1517, se propager rapidement en France, en particulier chez ceux ayant des griefs contre l’ordre établi du gouvernement. Comme le protestantisme a grandi et développé en France, il abandonne généralement la forme luthérienne, et a pris la forme du calvinisme. La nouvelle «religion réformée» pratiquée par de nombreux membres de la noblesse française et de la classe moyenne sociale, fondée sur la croyance au salut par la foi individuelle sans avoir besoin de l’intercession d’une hiérarchie de l’église et sur la croyance dans le droit d’un individu à interpréter les Écritures pour eux-mêmes, placé ces protestants français en conflit théologique directe à la fois avec l’Église catholique et le roi de France dans le système théocratique qui prévalait à ce moment-là. Les adeptes de ce nouveau protestantisme furent bientôt accusés d’hérésie contre le gouvernement catholique et la religion établie de la France, et d’une extermination exhortant général Édit de ces hérétiques (Huguenots) a été publié en 1536.

Néanmoins, le protestantisme a continué à se propager et se développer, et vers 1555 la première église huguenote a été fondée dans une maison à Paris sur la base des enseignements de Jean Calvin. Le nombre et l’influence des réformés français (huguenots) ont continué à augmenter après cet événement, conduisant à une escalade de l’hostilité et de conflit entre l’Église catholique / État et les Huguenots. Enfin, en 1562, quelques 1200 Huguenots furent tués à Vassey, France, déclenchant ainsi les guerres de religion qui ont dévaster la France pour les trente-cinq prochaines années.

L’édit de Nantes, signé par Henri IV en Avril 1598, a mis fin aux guerres de religion, et a permis aux Huguenots certaines libertés religieuses, y compris le libre exercice de leur religion dans 20 villes déterminées de France.

En 1681 le roi, crée les dragonnades un group militaire qui a le but de terrorisé les Huguenots à se convertir au catholicisme. En raison de la persécution officiellement sanctionnée par les dragons, un grand nombre de protestants – estimations vont de 210.000 à 900.000 – a quitté la France au cours des deux prochaines décennies.

Sur ordonnance Royal du 5 Janvier 1683, le temple Bois (chez Garraud) (temple Huguenot ou Alain Bugeaud fut baptisé, il avait 11 ans) est détruit. Ceci est durant la période des dragonnade contre les Protestant pour les amener à se convertir.

La révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en Octobre 1685, a commencé à nouveau la persécution ouverte des huguenots, et des centaines de milliers de Huguenots ont fui la France à d’autres pays.

Les huguenots de France étaient pour la plupart des grands artisans, artisans de pièces, et des professionnels, ils ont été généralement bien reçus dans les pays où ils ont fui lorsque la discrimination religieuse ou de persécution manifesté à leurs égards les fait quitter la France.

Leur caractère et les talents dans les arts, les sciences et l’industrie étaient telles qu’elles se font généralement sentir comme avoir été une perte considérable pour la société française d’où ils avaient été contraints de se retirer, et un gain correspondant aux communautés et aux nations dans lesquelles ils ont colonisé.

Arrivé en Acadie

A cause de la faible immigration en Acadie, les Acadiens en sont venus en quelques générations à tous avoir un lien de parenté éloigné, ce qui facilite la solidarité. Après 1670, l’immigration est peu nombreuse, seulement 61 hommes et 5 femmes s’installent, pour la plupart des célibataires. Ils proviennent de la Nouvelle-France ou de différentes provinces de France et certains sont des Huguenots ou des Irlandais quittant la France qui les terrorise.  En 1690 via le port de La Rochelle, Bugeaud arrive.

Le seul Bugeaud à arriver en Acadie est Allain Bujold. Originaire de Saint- Ciers -du- Taillon qui est située dans le Charente -Maritime (région Poitou- Charentes) à l’ouest de la France à 91 km de La Rochelle, la préfecture. Il arrive sur le bateau “L’Oranger “en partance du port de mer de “La Rochelle” en France.  Colbert faisait transporter de nouveau colons en Acadie. Plusieurs atterrirent vraisemblablement à Port Royal, pour ensuite se diriger vers les nouveaux villages, telque ceux situer dans la région des Mines (Grand Pré et Riviere au Canard, Riviere des Habitants).  Bugeaud s’établie pres de son beau-père a Grand Pré N.E..

 

 

Saint- Ciers -du- Taillon France

La Rochelle