La Bataille de Grand Pré 1747

 

Guerre de la succession d’Autriche

La Guerre de la succession d’Autriche (1739-1748) se compose en fait de deux conflits, un en Europe et l’autre, que les Anglais appellent King George’s War, dans les colonies d’Amérique.

Entre 1713 et 1739, le commerce français outremer est extrêmement florissant alors que le commerce britannique stagne. L’enjeu principal est le commerce avec l’empire espagnol, dominé par la France. L’Angleterre, résolue à expulser les Français de ce lucratif marché et déclare la guerre à l’Espagne (la soi-disant War of Jenkins’s Ear), le 19 octobre 1739.

La guerre avec la France est sur le point d’éclater lorsque les puissances continentales européennes entament les hostilités en 1740 au sujet de l’accession de Marie Thérèse au trône impérial des Habsbourg, en Autriche.  Il était impensable qu’une femme puisse devenir souveraine, même si les États ( France, Angleterre, Espagne, Prusse) y avaient souscrit en 1713 avec l’acte de la Pragmatique Sanction, par laquelle l’empereur Charles VI du Saint-Empire (Autriche) léguait à sa fille Marie-Thérèse d’Autriche les États héréditaires de la maison de Habsbourg qui inclues le royaume de l’ Autriche , d’Hongrie et le Bohême ainsi que les territoires de l’Italie et des Pays Bas,

En 1744 l’Angleterre et la France sont entraînées dans le conflit dans des camps adverses, et celui-ci s’avère désastreux pour les deux pays.

Une armée anglaise subit une cuisante défaite aux mains des Français, le 11 mai 1745, à Fontenoy dans les Flandres (Belgique) et est chassée du continent.

En même temps, l’affrontement franco-anglais est connu dans les colonies britanniques comme la Troisième guerre intercoloniale.

En Amérique du Nord, la Royal Navy (Anglais) finit par ruiner le commerce maritime français, tandis que les forces franco-canadiennes ravagent les établissements frontaliers britanniques en Acadie (Nouvelle-Écosse), dans l’État de New York et en Nouvelle-Angleterre.

Louisbourg construit en 1713, n’a alors jamais fait l’objet d’opérations militaires, bien que la forteresse ait servi de refuge aux peuples autochtones alliés des Français ayant attaqué les colonies anglaises.

Louisbourg sert également de port sûr pour les corsaires français qui s’en prennent aux flottes de pêche et aux navires de la Nouvelle-Angleterre.

Le 24 mai 1744, à bord d’une flotte de 17 navires sous le commandement du capitaine François du Pont Duvivier, un détachement de soldats de Louisbourg lance une attaque-surprise sur le petit fort et la colonie anglaise sur l’île Grassy, près de Canso (Nouvelle-Écosse), forçant sa garnison britannique à se rendre. Les Français anéantissent la colonie et en emprisonnent les habitants britanniques.

Alors que les Britanniques attendent de retourner à Boston dans le cadre d’un échange de prisonniers, les officiers parmi eux peuvent librement se déplacer dans la ville de Louisbourg. Ils ne manquent pas de noter les faiblesses de la forteresse dite « imprenable ».

À Boston, les officiers libérés rapportent leurs observations au gouverneur du Massachusetts, William Shirley. Ils lui révèlent que la garnison de Louisbourg est non seulement sous-équipée, mais que le moral des troupes françaises est faible, en grande partie en raison de la piètre qualité des vivres et du fait qu’ils n’ont pas reçu leur solde depuis des mois. Ils ajoutent qu’en raison d’une mauvaise construction, une partie des murs apparemment redoutables tombe en ruine. Ils soulignent la présence de crêtes et de collines avoisinantes qui surplombent les murs de Louisbourg donnant sur la terre. Finalement, ils remettent à William Shirley des croquis des défenses de Louisbourg qu’ils ont réalisés.

En vue d’une expédition contre Louisbourg, William Shirley met sur pied une force de plus de 4 000 habitants de la Nouvelle-Angleterre, commandée par William Pepperell. L’armée coloniale est soutenue par une escadrille de la Royal Navy sous le commodore Peter Warren. En avril 1745, William Pepperell établit une base à Canso, où il joint ses forces à celles de Peter Warren au début de mai pour planifier une opération terrestre et maritime.

Le premier siège de Louisbourg se met en branle le 11 mai 1745. William Pepperell s’empare de lieux stratégiques près de la forteresse, tandis que les navires de Peter Warren imposent un blocus du port. L’armée coloniale se sert de luges pour transporter l’artillerie sur un terrain marécageux vers des points en saillie, desquels les canons sont en mesure de bombarder la ville et de pilonner les murs de la forteresse. Transportant des fournitures et des renforts vitaux, le navire de guerre français Vigilant est capturé par l’escadrille de Peter Warren. Le 28 juin 1745, les murs de Louisbourg cèdent et l’escadrille s’apprête à pénétrer dans le port. À court de fournitures et de munitions, et sous la pression des marchands de la ville qui l’incitent à capituler, le gouverneur français Louis DuPont Duchambon se rend.

Des dispositions sont prises pour déporter la majorité de la population vers la France. Peter Warren est promu contre-amiral, tandis que William Pepperell se voit conférer le titre de baronnet par la Grande-Bretagne.

Les français établissent un nouveau camp à Beaubassin (Nouvelle-Écosse).  Beaubassin devient le cœur des affrontements territoriaux entre les Britanniques et les Français.

 Bataille de Grand Pré

Grand Pré a été le terrain de rassemblement pour les sièges français et Mi’kmaq contre d’Annapolis Royal en 1744 et 1745.

En conséquence, le ranger de la Nouvelle-Angleterre John Gorham a exigé du Gouvernement Anglais de prendre le contrôle de Grand Pré après le premier siège en 1744 et de nouveau après la seconde.

Avec la perte de Louisbourg en 1745 les français veulent reprendre l’Acadie et le fort Louisbourg.  En 1746 les français font une autre tentative pour reprendre la capitale de l’Acadie (Annapolis Royal) sous le commandement de de Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay.  Celui-ci a dû se retirer de l’attaque contre la capitale à la suite de l’échec de l’expédition duc Anville qui devait lui apporter le support nécessaire pour reprendre l’Acadie.

L’expédition du duc Anville (juin-octobre 1746) a été envoyée de France pour reprendre Louisbourg et reprendre l’Acadie.

L’expédition fut la plus grande force militaire jamais mise en vogue pour le nouveau monde avant la révolution américaine.  L’expédition comprenait 11 000 hommes et une flotte de 64 navires.  Cet effort fut la quatrième et dernière tentative française de reconquérir la capitale Acadienne, Annapolis Royal.

En plus de reconquérir l’Acadie des britanniques, Anville a reçu l’ordre de « consigner Boston aux flammes, ravager la Nouvelle-Angleterre et gaspiller les Antilles britanniques. »  Les nouvelles de l’expédition répandent la peur à travers New York et la Nouvelle-Angleterre. Les Britanniques craignent l’attaque.

L’expédition a été un échec complet. Il a été assailli par le mauvais temps et a pris trois mois pour traverser l’océan Atlantique. Plusieurs des équipages, des navires et des troupes transportées tombèrent malades avant que l’expédition n’atteigne finalement la baie de Chebucto (Halifax), et Anville mourut peu de temps après son arrivée.  Des centaines de marins et de soldats étaient morts et des centaines d’autres étaient gravement malades, souffrant de maladies. 44 des 64 navires sont ancrés à Chebucto (Halifax, Nouvelle-Écosse), où l’expédition passerait les cinq prochaines semaines.  Les malades ont été amenés à terre près de Birch Cove dans le bassin du port de Bedford. Certains se sont remis du scorbut avec l’arrivée de fournitures fraîches apportées par les Acadiens de Grand Pre et Pisiquid, mais le typhus et la typhoïde ont continué à ravager les hommes.

Les successeurs d’Anville ont tenté de monter une attaque contre Annapolis Royal, mais ont finalement abandonné et sont retournés en France en Octobre 1746.

Jean Baptiste Nicolas Roch De Ramezay de son côté se retira à Beaubassin. (Pendant cette période, Ramezay envoya des troupes à Port-la-Joye, occupé par les britanniques (Île-du-Prince-Édouard). Dans une bataille acharnée, les hommes de Ramezay ont tué 34 troupes britanniques et emprisonné le reste.

Le gouverneur de la Nouvelle-Écosse à Annapolis Royal, Paul Mascarene, appela Shirley, le gouverneur du Massachusetts, à l’aide. Ce dernier envoya 500 volontaires sous le commandement du colonel Arthur Noble.

Arrivés à Annapolis Royal à l’automne 1746, le premier détachement se rendit aux Mines (Grand Pré) par la mer mais durent rebrousser chemin en raison du très mauvais temps. En novembre, un groupe de 100 volontaires marcha vers Grand-Pré. Les autres se rendirent par bateau, emportant des munitions, des canons et un blockhaus. Le temps étant encore mauvais, ils durent finir le voyage sur la terre ferme. Ils débarquèrent à French Cross  (mi-chemin entre Annapolis Royal et Grand Pré sur la Baie Fundy) le 4 décembre, traversèrent la montagne du Nord et arrivèrent à Grand-Pré le 12 décembre 1746. Les bateaux étaient arrivés sains et saufs. Vingt-quatre maisons acadiennes furent réquisitionnées pour loger toutes les troupes.

Ayant eu vent de la présence britannique à Grand-Pré, Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay décida d’attaquer.

Toutefois, après les rigueurs de la campagne de l’année précédente en Nouvelle-Écosse, le «détachement canadien fut extraordinairement affaibli par les maladies», y compris De Ramezay.

Ne pouvant diriger ses troupes en raison d’une blessure, il délégua le commandement de l’attaque au capitaine Nicolas-Antoine Coulon de Villiers, accompagné des officiers de La Corne, Saint-Pierre, La Naudière, Saint-Ours, Desligneris, Courtemanche, Repentigny, Boishébert, Gaspé, Pierre Antoine de LaCorne sieur de la Colombière et Lusignan.

En quatre jours les préparatifs furent terminés et le groupe de 240 Canadiens 20 Amérindiens quitta le fort Beauséjour (Beaubassin) le 21 janvier 1747. Ils furent stoppés à la rivière Shubénacadie, en raison des embâcles. Boishébert traversa la rivière avec dix soldats, tandis que le reste des troupes remonta le cours du fleuve pendant trois jours. Tout au long du trajet, les forces canadiennes ont été rejointes par des milices acadiennes et des guerriers Mi’kmaq. Une aide additionnelle est venue quand ils ont été abrités et nourris par des familles acadiennes locales qui ont également fourni des informations sur les positions de la Nouvelle-Angleterre.  Après s’être rejoints, ils poursuivirent le voyage et atteignirent Pigiguit le 9 février 1747.  Cependant, pas tous les Acadiens étaient des alliés. À Cobequid (Truro), de Villiers prit la précaution «de bloquer tous les chemins parce que les habitants mal intentionnés pouvaient s’engager à passer et alerter les Anglais à notre marche ». Pour assurer leur sécurité, Coulon fit placer des gardes sur toutes les routes menant vers les Mines (Grand Pré).

Ils repartirent le 10 février 1747 vers midi et atteignirent la rivière Gaspareau, au sud du village, où ils se divisèrent en 10 groupes. Ils prirent possession du village des Melanson le soir même.  ( ces établissements sont ceux ou les ancêtres Bugeaud avait vit ( Allain Bugeaud et Elizabeth Melanson).

La première maison était celle occupée par la famille Melancon. A l’intérieur il y avait des signes d’une foule; musique et voix – pourquoi il y avait une fête. Une des filles de Melancon avait été mariée et une réception pour la famille et les amis avait lieu. Il faisait sombre; et un couple de nos voyageurs français, vêtus de cuir et de fourrures, tout saupoudrés de neige à l’exception de cette partie de leur barbe où leurs haleines torrentielles ajoutaient à de minuscules boules de glace; ces hommes à l’air désespéré, regardaient à travers une des deux fenêtres en verre. À l’intérieur, la lumière faite par les lampes et le feu provenant d’un foyer ouvert ont révélé des gens: des hommes, des femmes et des enfants plus âgés; tous se réjouissaient. Aucun Anglais ne devait être vu. Ces soldats français sont retournés au groupe attendant dans l’ombre; et, bientôt, une délégation monta à la porte, leurs fusils prêts, Coulon de Villiers, vraisemblablement en tête. Archibald MacMechan a décrit la scène:

«C’était la maison de Melancon où se déroulait un festin de noces: l’apparition soudaine d’une telle force, au milieu de l’hiver, dans une tempête, sans un mot d’avertissement, comme si elle était tombée des nuages, était un signe et une à la vue des hommes armés, de leurs vêtements en poudre, de leurs visages décharnés, rasés et froids, la musique et la danse cessèrent à l’instant. »

Après avoir réalisé qu’une grande force armée de Français était arrivée sur le territoire, le choc initial fut remplacé par une excitation considérable. Les officiers français ont averti les gens de se calmer, que la dernière chose qu’ils voulaient était de mettre les Anglais au courant de leur arrivée. Maintenant, la maison de Melancon faisait partie d’un certain nombre de foyers acadiens français le long des rives est de la rivière Gaspereau. Ils étaient écartés les uns des autres avec des terres agricoles entre les deux. Villiers et ses officiers allaient bientôt être mis en scène. Toute la force anglaise était située du côté ouest, c’est-à-dire de l’autre côté de la rivière Gaspereau, un peu au-delà de son embouchure sur une crête surplombant un delta (Grand Pré) endigué par les Acadiens. Les maisons le long de la crête étaient relativement proches l’une de l’autre et, une grande, était faite de pierre, probablement une structure communale utilisée comme moulin ou pour le stockage; mais que les Anglais avaient décidé d’utiliser comme quartier général d’hiver. Les Anglais avaient complètement pris possession de 24 maisons le long de cette crête, mettant hors d’usage les occupants habituels. Les détails de tout cela ont été donnés aux officiers français.

La colonne des soldats français avait atteint la maison Melancon vers 9 heures du soir le 9 février. En peu de temps, les forces françaises, se déplaçant dans les pelotons qui avaient été reconstitués plus tôt dans la journée, étaient rassemblées autour d’incendies rugissants dans plusieurs maisons voisines. Là, ils se sont réchauffés, se sont asséchés et ont préparé leurs cornes de poudre et leur mousquet, puis les ont soigneusement emballés afin qu’ils restent au sec jusqu’à ce que le moment critique arrive. Zedore Gould, qui était un vieil intendant depuis de nombreuses années et qui avait été avec les pillards français cette nuit-là, a raconté que “les filles de Melancon distribuaient du pain noir, du fromage et du cidre, une ration satisfaisante pour les hommes épuisés. Deux barriques de cidre ont été vidés cette nuit. ” De plus en plus de détails furent compris par les officiers français, certains Acadiens s’exprimant librement; d’autres, cependant, se sont arrêtés, se demandant ce que tout cela pourrait conduire à. Chaque peloton français avait deux maisons qui lui étaient attribuées. A l’heure dite, ils se faufilaient et attaquaient: deux heures et demie au petit matin, temps d’attaque favori des Français, était le moment de frapper.

A l’heure dite, le prêtre français conduisit une messe abrégée et bénit les hommes. Puis, dirigé de façon experte, chaque peloton s’est positionné dans la neige devant l’une de ses deux cibles. Les vents continuaient à hurler et la neige tourbillonnait; il faisait sombre; les maisons devant eux jettent par leurs petites fenêtres et fentes de seuil, une lumière étrange.

La force combinée des Canadiens, des Mi’kmaq et des Acadiens qui avait joins les Français s’élevait à environ 500 hommes

Après avoir reçu le rapport de ses espions, Coulon prépara le plan d’attaque. En raison de leur infériorité numérique, il sépara ses troupes en 10 groupes, pour pouvoir attaquer les principales positions britanniques. Ceux-ci étaient divisés en groupe de 24 soldats, ils étaient logés dans vingt-quatre maisons qui s’étendaient à travers le village, le long du chemin principal de Grand-Pré, sur près de deux milles et demi de distance.

Dans la nuit du 10 février, vers deux heures du matin, les militaires français mirent des raquettes et prirent le chemin Grand-Pré.  Dans une tempête de neige aveuglante et en utilisant l’élément de surprise, les français ont attaqué dix des maisons dans lesquelles les Anglais ont été logés. À part les sentinelles, la plupart des soldats de la Nouvelle-Angleterre dormaient.

Le bras gauche de Villiers a été brisé presque immédiatement par une balle de mousquet, une blessure qui conduirait plus tard à sa mort.   Après avoir été blessé, Coulon sera remplacé par Louis de la Corne son commandant en second.

(En octobre 1748, Coulon de Villiers se rend en France pour faire soigner sa blessure à une source thermale. En 1748, il reçoit la croix de l’Ordre de Saint-Louis avec une gratification de 800 livres et est nommé major de Trois-Rivières. Après son retour au Canada en 1749, il fut obligé en 1750 de faire amputer son bras blessé. Il n’a pas survécu à l’opération et a été inhumé à Montréal le 4 avril 1750).

Les français ont d’abord réussi dans les combats à portée rapprochée qui ont suivi. Le colonel Noble a été tué avec quatre autres officiers britanniques et les français ont pris la plupart des maisons tuant plus de 60 soldats britanniques dans des combats féroces à portée rapprochée qui ont également coûté la vie à de nombreux attaquants.

La bataille a continué à faire rage à travers le village où les britanniques ont réussi à tenir quelques maisons.

Les Canadiens ont également attaqué et capturé le petit fort à Hortonville et les deux sloops de ravitaillement britanniques amarrés dans le bassin. Finalement, la force britannique se rallia pour concentrer leurs troupes dans un bastion dans une maison en pierre dans le centre du village qu’ils ont tenu avec 350 hommes et plusieurs petites pièces d’artillerie. Les britanniques ont fait une attaque de sorti de la maison de pierre dans l’après-midi pour essayer de récupérer leurs navires d’approvisionnement, mais ont été incapables de se frayer un chemin à travers les bancs de neige profonde et ont été obligés de se retirer à la maison de pierre.  Les combats ont continué jusqu’au lendemain matin, quand un cessez-le-feu a été arrangé pour mettre fin à à l’impasse puisque les Français étaient incapables de prendre d’assaut la maison de pierre alors que les Britanniques manquaient de munitions et de nourriture.  Cette trêve se tenait tout au long de la journée et le lendemain matin, les néo-anglais acceptèrent de capituler sous des conditions honorables.

Le capitaine Charles Morris a rapporté 67 soldats de la Nouvelle-Angleterre tués, y compris leur commandant le colonel Noble, avec plus de 40 prisonniers, et 40 plus d’être blessés ou malades. Morris a estimé que les Français avaient perdu 30 hommes, mais que les Acadiens plus tard « affirmé qu’ils ont vu enterré par les deux parties 120 hommes.  “cela mettrait les pertes françaises à 53

Après le cessez-le-feu, les deux parties ont accepté des conditions qui permettaient aux britanniques de retourner à Annapolis Royal. Les 350 britanniques dans la maison de pierre ont été autorisés à garder leurs armes et remontent à Annapolis Royal tandis que les français retenaient les troupes britanniques capturées dans les combats ainsi que les deux sloops d’approvisionnement.

Les britanniques ont défilé avec les honneurs pleins de guerre comme l’article 3 de la capitulation a déclaré:  “That the troops of his most Christian Majesty shall be drawn up in two ranks with rested firelocks and that the troops of his Britannic Majesty should march thro them with all the military Honours of War with drums beating and colours flying.

La marche de six jours pour se rendre à Annapolis Royal, dans la neige profonde, sans l’aide de raquettes, a fait souffrir les soldat Anglais :

” extreme fatigues, excessive colds, and difficulties we laboured under through our men into violent fevers and fluxes at their return by which means we lost one hundred and fifty more “.

Les français se retirèrent plus tard de Grand-Pré, d’abord à Noel, sur la rive Nord dans la région de Cobequid, prenant avec eux des prisonniers de guerre ainsi que le français et les blessés.  Les plus gravement blessés furent laissés sous la garde des Acadiens à Grand Pré. Certains des prisonniers seraient libérés aux autorité anglais au printemps, tandis que les autres furent envoyés au Québec puis à Boston.

La bataille a ralenti l’avance britannique pour occuper la tête de la baie de Fundy. Les Britanniques retournèrent à Grand-Pré peu après, en mars 1747. Ils prirent possession de la maison de pierre et obligeaient les habitants à renouveler leur « promesse d’une obéissance fidèle au gouvernement anglais. »

Ils ont également navigué vers Pisiguit où ils brûlent, durant une attaque avec les Acadiens, un navire que les troupes canadiennes avaient utilisé quand ils se retirèrent de la région des Mines.

Les forces britanniques n’ont pas avancé plus loin dans le bassin de Fundy jusqu’à trois ans plus tard, lorsque les Anglais attaque Beaubassin et fonde le Fort Laurence.

Le 20 Octobre 1747, le Gouverneur William Shirley du Massachusetts émet un ordre pour l’arrêt immédiat des patriote Français qui ont aider aux attaques d’Annapolis Royal en 1746 et à la bataille de Grand Pré en 1747.  Identifier comme étant la « Gang des douze », il met à prix chaque individu et promet une somme de 50 livres pour l’arrêt immédiat de chaque individu.  On retrouve dans la liste :

Amand Bugeaud Sr.
Nicholas Gauthier et deux de ces fils
Joseph Gauthier
Pierre Gauthier
Joseph Leblanc dit le Maigre
Charles Raymond
Francois Raymond
Charles LeRoy
Phillipe LeRoy
Joseph Brosant dit Beausoleil
Pierre Guidry dit Grivois
Louis Hebert
Abée Jean-Louis Le Loutre

Durant l’automne 1747, les autorité Anglaise essaye d’arrêter les individus qui forme la « Gang des Douze » il ne trouve pas Amand Bugeaud ou Joseph LeBlanc dit le Maigre à Grand Pré mais décide de bruler leurs maisons pour les arrêter de revenir à Grand Pré.

Nous savons que Amand Bugeaud s’est réfugié à iles Saint Jean (PEI) à la rivière du Nord et se sauve durant les années de la dispersion à Restigouche et ensuite à Bonaventure et enfin au Iles Saint Pierre et Michelon.

En Avril 1748 les autorités de Beaubasin (fort Beauséjour) apprennent que la « gang des douze » sont rechercher et que les anglais on bruler les maison d’Amand Bugeaud et Joseph LeBlanc dit le Maigre.

Le 15 janvier 1749 les autorités à Québec envoi un mémoire au anglais disant que puisque l’hostilité était finie ils devront payer pour les pertes encourues par Amand Bugeaud et Joseph Leblanc dit le Maigres puisque leur action était illégale due au cesser de feux et dépendant des termes du traité de la guerre d’Autriche il pourrait se trouver en défauts des termes du traité.

En 1748 Louisbourg est retourné à la France.  Selon les termes du traité d’Aix-la-Chapelle de 1748, les Britanniques rendent Louisbourg et l’ensemble de l’île Royale aux Français, au grand scandale des colons de la Nouvelle-Angleterre, qui voient en cela une trahison de la part du gouvernement britannique.

L’Angleterre échange Louisbourg contre la ville de Madras aux Indes, qui est cédée à la France. Les Pays-Bas sont cédés à l’Autriche et la Silésie revient à la Prusse. Les puissances, mécontentes de leurs alliés respectifs, procèdent alors à des changements : à la veille de la GUERRE DE SEPT ANS, la Prusse s’allie à l’Angleterre et l’Autriche, à la France.

De 1747-1755 on voie une migration des acadiens vers des régions plus sécure.  Particulièrement avec l’établissement en Juin 1749 de la capitale de la Nouvelle Ecosse à Halifax par Cornwallis.